PROJET D’APPUI A LA COMMERCIALISATION DE MANGUE SÉCHÉE ET DE NOIX DE CAJOU TRANSFORMÉE

Mis en œuvre de 2014 à 2018, le Projet d’appui à la commercialisation de mangue séchée et de noix de cajou transformée a fait l’objet d’atelier de capitalisation les 28 et 29 mars 2019 à Bobo Dioulasso, avec la participation effective des acteurs directs bénéficiaires, les représentants des structures d’appui et les projets et programmes en cours dans les deux filières.

L’ouverture des travaux a été présidée par le Conseiller technique du Ministre en charge du commerce, Monsieur Aziz SANA.

En rappel, le projet a été mis en œuvre par l’UNMO/CIR avec l’appui de l’Organisation néerlandaise de développement (SNV) avec pour objectif global de contribuer à l’accroissement des recettes d’exportation de mangue séchée et de noix de cajou transformée et à l’amélioration des revenus des acteurs. Les résultats attendus à la fin du projet sont les suivants :

  • les capacités organisationnelles et techniques des acteurs sont renforcées ;
  • les capacités techniques et technologiques des unités de transformation sont améliorées ;
  • le volume des exportations de mangue séchée et de noix de cajou transformée s’est accru ;
  • l’accès des acteurs aux services financiers s’est amélioré.

L’atelier avait pour objectif de capitaliser les diverses initiatives prises dans le cadre de l’exécution du projet en vue d’en tirer les expériences innovatrices, les principales leçons apprises et des recommandations pour une meilleure prise en charge des problématiques liées aux filières mangue et anacarde au Burkina Faso.

A l’issue des travaux de l’atelier, on retient essentiellement que le projet a été unanimement reconnu pertinent et que malgré les difficultés de démarrage liées au contexte socio politique de 2014-2015, il a été efficacement exécuté avec des résultats très satisfaisants marqué par la visibilité et la promotion des deux filières mangue et anacarde.

Leçons et éléments d’apprentissage

  • « Une croissance soutenue des performances d’une filière demande des actions intégrées et transversales sur toutes la chaine de valeur ».
  • « Une implication forte des acteurs dans la mise en œuvre d’un projet reste le principal moyen d’accélérer et d’obtenir des résultats durables ou pérennes ».

Bonnes pratiques

  • Flexibilité dans la mise en œuvre des activités du projet : révision de plan de travail et prise en compte des préoccupations réelles des bénéficiaires
  • Mise en place d’un Comité technique de suivi (CTS) qui se réunit périodiquement pour le suivi technique de la mise en œuvre du projet
  • Accompagnement de la mise en œuvre du projet avec des activités de communication et de visibilité des résultats
  • Partage des connaissances et des informations reçues par les leaders des organisations bénéficiaires avec les autres membres
  • Cohabitation des structures techniques des maillons au sein d’un même local en vue d’améliorer la communication inter maillon, de rationaliser et de partager les charges communes
  • Mise en place d’un système de cotisation par maillon qui pourra permettre de financer les activités du plan d’action des organisations faîtières

 Attentes et recommandations

  • Reconduire le projet d’appui à la commercialisation de mangue séchée et de noix de cajou transformée afin de consolider ses acquis
  • Prendre en compte le maillon production de chaque filière et ses préoccupations spécifiques dans la formulation du futur projet
  • Pour des projets similaires, retenir 5 ans pour la durée d’exécution du projet en prenant en compte des actions de renforcement de capacités alliées à des investissements physiques conséquents
  • Améliorer la part contributive de l‘État au financement des projets au profit des filières
  • Opérationnaliser le mécanisme de prélèvement pour un financement endogène des actions de développement et de promotion des filières